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Don d'organes : peut-on choisir les organes que l'on veut donner ?

Don d'organes : peut-on choisir les organes que l'on veut donner ?

88 188 personnes ont été greffées en France depuis 1991. Les reins et le foie sont les organes les plus transplantés, suivis des poumons et du coeur, en diminution grâce aux progrès des mesures alternatives. L’intestin et le pancréas sont plus rares. Néanmoins, les chiffres entre les donneurs et les receveurs ne sont pas à l’équilibre. 

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Comment devenir donneur d’organes ?

Si vous souhaitez que vos organes et tissus soient prélevés après votre mort, il n’existe pas de formalisme particulier. A travers l'article 1232-1 du code santé pubublique, toute personne qui n'a pas expressément déclaré son refus de donner ses organnes est potentiellement donneuse. La carte de donneur n'a pas de valeur légale, elle est informative, une simple trace formelle de votre volonté. Néanmoins, il vous revient d’informer avant tout vos proches qui confirmeront aux équipes médicales votre souhait. Le dialogue est important car dans tous les cas, il ne peut y avoir de prélèvement sans les interroger. Par ailleurs, il n’y a pas d’âge pour donner ses organes, néanmoins, pour les mineurs de moins de 18 ans, ce sont les  parents ou les tuteurs légaux qui sont questionnés, mais, le choix de l’enfant qui aura exprimé sa volonté sera le plus souvent respecté.

Si vous refusez catégoriquement d'être donneur, il est possible de s’inscrire sur le Registre national du refus pour formaliser son opposition à tout prélèvement. Il est possible de s’y inscrire dès l’âge de 13 ans, en remplissant un formulaire avec les éléments d’identification demandés. Prenez contact dans tous les cas avec une association agréée.

Quelles sont les règles à respecter ?

De nombreux organes peuvent être prélevés. Ils permettent de sauver la vie de personnes et/ou d’améliorer leur qualité de vie. Les dons peuvent être réalisés du vivant de la personne ou post mortem, sous certaines conditions. Une personne majeure, en bonne santé peut donner par exemple, de son vivant, un rein dans des conditions fixées par la loi. Elle doit exprimer sa volonté. Le législateur a aussi prévu le cas spécifique du don croisé, simultanément, de manière anonyme. Mais, le dispositif a pris du retard dans sa mise en oeuvre.

La greffe répond à un régime juridique strict, le consentement, la gratuité, frein à la marchandisation du corps humain et garant de l’accessibilité et enfin, l’anonymat entre donneur et receveur pour prendre de la distance entre le patient et le greffon. Néanmoins, ce dernier cas est tempéré par le principe du don du vivant, pour lequel la volonté exprimée du donneur est plus forte.

don d'organe

Le choix  du donneur

Ainsi, pour le don post-mortem, comme pour le don du vivant, la volonté du donneur, est primordiale. En effet, dans le second cas, atténuant le principe de l’anonymat, la loi de bioéthique du 7 juillet 2011, a élargi le champ des donneurs vivants aux conjoints, grands-parents, parents, par dérogations frères et soeurs, cousins, enfants, oncles et tantes, etc., ou toutes personnes pouvant justifier d’un lien affectif stable au moment de la greffe ou antérieurement. La procédure est assez complexe. Le candidat doit être informé des risques. Puis il est auditionné par un Comité d'Experts Donneur Vivant organisé par l'Agence de la Biomédecine, qui donne son avis sans motivation. Le donneur doit confirmer son choix devant un magistrat du T.G.I de son lieu de résidence, il peut revenir à tout moment sur son choix.

D’après les études réalisées, du vivant, l’organe le plus donné est le rein, suivi plus rarement par une partie du foie, réalisé par un parent à majorité. Viennent ensuite les dons issus de la fratrie et d’un conjoint.

Ainsi, si le donneur peut choisir de son vivant le receveur, il peut déterminer dans tous les cas, y compris post-mortem, quels organes il souhaite donner. La procédure est la même, il suffit de le préciser à vos proches qui en avertiront les médecins avant le prélèvement.

Bon à savoir

La volonté du donneur est primordiale. Non seulement, en ne refusant pas d'être donneur il accepte l'opération, mais il peut aussi choisir quels seront les organes qu’il souhaite voir prélever. De son vivant, il est même possible, sous condition, de faire le don d’un organe à une personne déterminée.

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