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Comment se traite le cancer de la vessie ?

Comment se traite le cancer de la vessie ?

Bien moins connu que le cancer de la prostate, le cancer de la vessie touche pourtant chaque année 10 000 personnes en France et reste l'un des cancers les plus fréquents de l'appareil urinaire. En majorité, cette maladie touche surtout les hommes après 50 ans, mais en raison de l'augmentation de la consommation de tabac dans la population féminine, le cancer de la vessie est de plus en plus fréquent chez les femmes. 

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Tumeurs superficielles ou infiltrantes ?

Dans 90 % des cas, le cancer de la vessie se traduit par des tumeurs qui tapissent la paroi interne de la vessie, l'urothélium, entraînant alors son dysfonctionnement. Les premiers signes de la maladie qui doivent vous inciter à consulter un urologue sont la présence de sang dans les urines, une douleur lors de l'émission d'urine, l'impression de ne pas avoir vidé complètement votre vessie et des douleurs au bas du dos.

Les traitements du cancer de la vessie dépendent de la forme de la maladie. Lorsque les tumeurs sont superficielles, le traitement consiste d'abord à retirer la tumeur par l'urètre lors d'une intervention chirurgicale. Ensuite, pour diminuer les risques de récidive, le malade doit subir une chimiothérapie par des injections dans la vessie à l'aide d'une sonde urinaire. Dans certains cas, le vaccin du BCG (bacille de Calmette et Guérin), médicament d'immunothérapie, peut être administré au patient à plusieurs reprises et sur plusieurs semaines. Lorsque les tumeurs sont infiltrantes, le traitement repose principalement sur la cystectomie totale, c'est-à-dire l'ablation de la vessie, de l'urètre, de la prostate et des vésicules séminales chez l'homme et celle de l'utérus chez la femme. Une chimiothérapie est parfois nécessaire pour compléter l'intervention chirurgicale.

Les conséquences de la maladie et du traitement sont nombreuses et peuvent être difficiles à supporter : douleur, fatigue, troubles urinaires, dysfonction sexuelle, etc. C'est pourquoi les spécialistes conseillent souvent aux patients des soins de support complémentaires, notamment le suivi par un psychologue ou un spécialiste de la douleur.

Un taux de survie supérieur pour les patients immunisés contre la tuberculose

Le vaccin du BCG, utilisé pour combattre la tuberculose, sert depuis 35 ans à éviter les récidives du cancer de la vessie. En 2012, des chercheurs de l'Institut Pasteur ont rendu un rapport constatant que les patients atteints de cette maladie, mais immunisés contre la tuberculose grâce à une vaccination antérieure ou pour l'avoir contractée auparavant, étaient mieux protégés contre les risques de récidive. Leur taux de survie sans récidive sur une période de cinq ans atteindrait ainsi 80 % contre 45 % pour des patients non immunisés. Un constat encourageant qui suggère simplement d'immuniser au préalable les patients avant la chimiothérapie.

vaccination adulte

Bon à savoir

Détecté tôt, le cancer de la vessie se soigne plus facilement mais le taux de récidive est très important. Environ 60 % à 70 % des tumeurs superficielles récidivent. C'est pourquoi le suivi du patient après l'intervention chirurgicale est d'au moins cinq ans.

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Nos conseils santé ne remplacent en aucun cas la consultation médicale. Seul un spécialiste peut établir un diagnostic et cela au cas par cas. Cependant nos conseils vous guideront vers le bon praticien.

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