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Mon traitement pour la prostate peut-il avoir une incidence sur mon activité sexuelle ?

Mon traitement pour la prostate peut-il avoir une incidence sur mon activité sexuelle ?

La prostate est une glande de l'appareil génital masculin. Sa fonction essentielle est de secréter une partie du liquide séminal, l'un des constituants du sperme, et de le stocker. Elle entoure l'urètre, juste au-dessous de la vessie. Elle est située devant le rectum.

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Alenda Olivier
Chirurgien urologue
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Quels sont les différents types de dysfonctionnement de la prostate ?

L’hypertrophie bénigne de la prostate ou adénome prostatique est une tumeur bénigne qui atteint 80 % des hommes de plus de 50 ans. Elle se manifeste par une augmentation de volume de la prostate. Celle-ci exerce plus de pression sur l'urètre et la vessie, créant un besoin d’uriner fréquent pendant la journée ou la nuit et parfois même des fuites urinaires. Cette pathologie peut être traitée par la prise de médicaments ou par l’ablation d'une partie de la prostate

La prostatite est une inflammation de la prostate. Elle se décline en 2 genres : la prostatite aiguë et la prostatite chronique.

  • Aiguë, elle est due le plus souvent à une atteinte bactérienne, qui entraîne une forte fièvre et des signes urinaires qui s’accompagnent de douleurs ou de brûlures à la miction (lorsque vous urinez). C'est une urgence médicale notamment en cas de blocage urinaire. Le traitement repose particulièrement sur la prise d’antibiotiques durant 1 mois environ.
  • Chronique, elle est à l’origine de douleurs pelviennes répétitives et plus diffuses, le patient ressent une gêne ou une douleur périnéale, qui irradie dans les bourses ou dans la verge. Le traitement de la prostatite chronique bactérienne s’appuie sur la prise d’antibiotiques prolongée. La prostatite chronique non bactérienne est récidivante et de traitement difficile.

Le cancer de la prostate (tumeur maligne) est le cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de 55 ans. Détectées à un stade précoce, la quasi-totalité des tumeurs prostatiques peuvent être guéries, d’où l’importance du dépistage ! Évolué, il peut entraîner des difficultés à uriner, des besoins fréquents ou du sang dans les urines. À un stade très avancé, il peut générer des douleurs au niveau de l’anus et du rectum. Au stade des métastases, il peut créer des douleurs osseuses et une détérioration de l'état général.

Si le cancer est localisé, il existe différentes prises en charge possibles telles que la surveillance active, la chirurgie (la prostatectomie radicale ou ablation de la prostate), la radiothérapie externe, la curiethérapie, les ultrasons focalisés à haute intensité ou HIFU et enfin la cryothérapie. Si le cancer est avancé, on débute une hormonothérapie. Lorsque le traitement hormonal devient inefficace, la chimiothérapie, est alors instaurée. Une castration chirurgicale (ablation de la pulpe des testicules) peut être pratiquée, empêchant totalement la sécrétion des androgènes. Son efficacité est similaire à celle d’une castration chimique.

Quelles répercussions cela peut-il avoir sur ma vie sexuelle ?

Les troubles sexuels, liés aux maladies prostatiques, peuvent avoir trois origines parfois imbriquées.

Tout d’abord la maladie prostatique elle-même. Des douleurs chroniques, ou initiées par la miction ou l'éjaculation, engendrent une gêne fonctionnelle provoquant, par voie de conséquence, une altération de la qualité de vie. On constate également des troubles du sommeil, dus aux réveils nocturnes. Toutes ces manifestations symptomatiques sévères ont un retentissement important sur la qualité de vie et la sexualité.

Ensuite, les traitements, médicamenteux ou non, peuvent altérer la fonction sexuelle et / ou la qualité de vie. La prise d’inhibiteurs de type 5 alpha-réductase, qui agissent en diminuant le volume de la prostate, a pour principaux effets secondaires des troubles sexuels : diminution de la libido, impuissance, diminution du volume de l'éjaculat, augmentation du volume des seins.

Une atteinte des nerfs érecteurs est également à l’origine de nombreux troubles. En effet, bien que n’ayant aucune implication au niveau de la prostate, ils entourent celle-ci et sont indispensables à l'érection. Une perte partielle ou complète de l'érection ensuit donc souvent la prostatectomie radicale (exérèse totale). Dans la mesure du possible, les techniques chirurgicales actuelles visent à préserver au mieux ces nerfs érecteurs.

Enfin, on dénote dans une majeure partie des cas une origine psychologique aux-dits troubles. En particulier lorsque la personne présente un terrain angoissé, hyper anxieux, dépressif, etc.

Le taux de troubles sexuels (tout confondu), déjà non négligeable avant tout traitement, augmente en fonction des traitements utilisés, du trouble sexuel concerné ou du profil de risque particulier du sujet. Le risque de ces troubles varie de 50 à 100 %.

homme âgé

Notre conseil

Afin de savoir plus précisément comment en réduire l’impact, il est utile d’en parler avec votre médecin traitant ou votre urologue, qui vous expliquera les divers palliatifs envisageables.

Alenda Olivier
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Alenda OlivierChirurgien urologue
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