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Les produits anti-cholestérols ne tiennent pas vraiment leurs promesses

Rédigé par , le 26 June 2014 à 14h00

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Selon les résultatsd’une enquête de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) publiés mercredi 25 juin,  l’efficacité des aliments anti-cholestérols n’est pas prouvée. De quoi remettre en question leur utilité. 

Margarines, produits laitiers, sauces de condiments… Il est possible de trouver tous ces produits dans leur version anti-cholestérol au supermarché le plus proche de chez vous. Les industriels vantent le fait que ces aliments font baisser le taux de cholestérol et participent également à la réduction des maladies cardio-vasculaires. Seulement, les résultats d’une enquête de l’Anses mettent à mal cette idée en assurant que cette efficacité n’a jamais été prouvée.

Pas de réduction des risques de maladies cardio-vasculaires

Ces produits anti-cholestérols sont enrichis en phytostérol, un composé naturel que l’on peut trouver dans les plantes, qui participe à l’élimination par absorption intestinale du LDL-cholestérol (plus connu sous le nom de « mauvais » cholestérol).

L’Anses souligne que "si les phytostérols contribuent en effet à la réduction du cholestérol sanguin, pour autant, leur bénéfice sur la prévention des maladies cardiovasculaires n'est pas démontré". En effet, aucune étude à ce jour ne prouve les effets des phytostérols sur ces pathologies.

De plus, le LDL-cholestérol n’est qu’un seul facteur de risque parmi tant d’autres. Les maladies cardiovasculaires sont « multifactorielles, impliquant un grand nombre de facteurs de risques et de facteurs protecteurs » et diminuer un seul risque « n'entraîne pas nécessairement la diminution du risque de maladie » explique l’Agence.

Réexaminer l’autorisation commerciale

Cette enquête a été menée par l’Anses à la demande de l’association de consommateurs UFC-Que choisir, qui se dit satisfaite des résultats. « Alors que les consommateurs français ingurgitent chaque année plus de 7.000 tonnes de ces produits, il est inadmissible que subsistent des doutes sur l'innocuité de produits vendus au rayon frais au milieu d'anodins yaourts ou margarines » assène l’association.

UFC-Que choisir a dès à présent demandé aux autorités nationales et européennes de réexaminer l’autorisation de commercialisation de ces produits. En attendant une réévaluation globale des bénéfices ou risques éventuels de ces aliments, l’association déconseille leur consommation et plus particulièrement aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants.

Les personnes consommant le plus ce type de produits se situent dans une tranche d’âge entre 46 et 79 ans, période où le cholestérol commence dans la plupart des cas à faire son apparition. 

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L'auteur
Emmylou Drys

Emmylou Drys

Rédacteur

Bio

Emmylou Drys est rédactrice, spécialisée dans les questions médicales.Voir plus

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