Suggestions

Spécialités les plus consultées

Suggestions

Choisissez une région

Espace Pro
/ / Médicaments « à éviter », Prescrire actualise sa liste noire

Médicaments « à éviter », Prescrire actualise sa liste noire

Rédigé par , le 04 February 2019 à 12h17

Vous aimez cet article ?
Médicaments à éviter en 2019

Médicaments à éviter en 2019

Prescrire publie chaque année une nouvelle liste des traitements « à éviter ». Pour 2019, celle-ci compte plus de 90 médicaments. Six d’entre eux viennent de faire leur apparition comme le Toplexil et le Décontractyl. Prescrire est une revue médicale connue pour son indépendance vis-à-vis des industries pharmaceutiques.

Une liste basée sur les données scientifiques et les options disponibles

En préambule de son rapport, Prescrire annonce d’emblée que des options avec une meilleure balance bénéfices-risques existent pour les traitements médicamenteux souhaitables. Ainsi, si ces médicaments « à éviter » ne sont pas toujours nocifs, la revue médicale les a quand même classés comme plus risqués tenant compte de leurs bénéfices comparés à ceux des alternatives disponibles sur le marché.

Afin d’établir sa liste, Prescrire a effectué une analyse basée sur une procédure rigoureuse et collective. La revue médicale s’est appuyée sur une recherche documentaire méthodique, une hiérarchisation des données par rapport au niveau de preuve, les effets secondaires et les parts d’inconnu. Puis, elle a procédé à une comparaison des médicaments avec les traitements de référence.

Cette liste concerne des traitements indiqués pour une grande variété de pathologies et pour des maux bénins ou graves. Ces médicaments, plus dangereux qu’utiles, exposent les patients à des risques sanitaires jugés disproportionnés. A titre d’information, 79 des 93 médicaments épinglés par Prescrire sont commercialisés dans l’Hexagone. Quelques traitements courants y figurent comme le Rectogesic et la Cimétidine.

Un débat éthique concernant les médicaments dits de dernière chance

La liste des médicaments « à éviter » par Prescrire soulève plusieurs questions. La première porte sur la réévaluation de la balance bénéfices-risques. Les autorités effectuent ce contrôle pendant le renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché ou après des signalements de baisse d’efficacité ou d’effets secondaires. Malgré des méfaits reconnus, certains produits ne sont pas retirés du marché.

Une question d’ordre éthique se pose également concernant ces médicaments. Certains sont prescrits à des patients, en situation d’échec thérapeutique, qui souffrent de maladies graves. En effet, les médecins sont confrontés à un choix difficile entre des traitements à l’efficacité non avérée ou des soins palliatifs et d’accompagnement qui visent uniquement à soulager les malades.

Cependant, il est formellement déconseillé pour un patient d’interrompre spontanément son traitement même si celui-ci fait partie de la liste des médicaments « à éviter ». L’ANSM ou Agence nationale de sécurité des médicaments rappelle que l’arrêt d’un traitement ne doit se faire que sur avis du médecin ou du pharmacien pour éviter un retour plus dur des symptômes.

Sources :

Vous aimez cet article ?
L'auteur
La Rédaction

La Rédaction

Rédacteur

commentaires