Suggestions

Spécialités les plus consultées

Suggestions

Choisissez une région

Espace Pro
/ / En finir avec le tabou de la constipation

En finir avec le tabou de la constipation

Rédigé par , le 10 July 2019 à 12h04

Vous aimez cet article ?
Ne plus faire de la constipation un tabou.

Ne plus faire de la constipation un tabou.

De nos jours, la constipation figure encore parmi les maux tabous, en particulier quand elle devient chronique. Rares sont les gens qui acceptent d’en discuter. Même avec son médecin traitant, il est difficile d’aborder le sujet. Pourtant, elle est fréquente. En France, elle affecte 20 % de la population. 

Une pathologie avec des symptômes difficilement objectivables

D’après les standards internationaux, la constipation correspond à moins de trois évacuations par semaine. Des selles peu fréquentes font ainsi partie des éléments importants du diagnostic pour 41 % des médecins généralistes et 65 % des spécialistes. Cependant, les patients ont une perception et une définition de la constipation bien différentes de celles des praticiens dans la réalité.

Selon une étude publiée dans la revue American Journal of Gastroenterology, moins de 33 % des patients considèrent les selles peu fréquentes comme un symptôme de la constipation. A l’inverse, ils adoptent une définition beaucoup plus large. Généralement, ils font référence à d’autres signes tels que de l’inconfort abdominal, des selles dures nécessitant le recours à des laxatifs, etc.

Par ailleurs, les chercheurs du King’s College of London ont constaté que près de 30 % des patients sont bien-portants, en d’autres termes des constipés qui s’ignorent. Ils déclarent ne pas avoir le moindre problème malgré qu’ils remplissent les critères de la définition clinique internationale. Ce qui fait de la constipation une maladie avec des symptômes difficilement objectivables.

Des facteurs favorisants et des mesures de prévention efficaces

Les spécialistes distinguent deux types de constipation, à savoir la constipation de transit et la constipation d’évacuation. Le premier est caractérisé par des selles peu fréquentes, tandis que le deuxième engendre des difficultés d’exonération et un risque d’insuffisance fécale, selon le docteur Véronique Vitton, gastroentérologue à l’hôpital de Marseille. Il est indispensable de souligner que les deux peuvent être associés.

Les causes de la constipation sont multiples. Il est possible qu’un individu qui mange peu ou des aliments sans résidu n’aille à la seule qu’une seule fois par semaine et ne ressente pas de gêne. Dans ce cas, aucune intervention n’est nécessaire. La constipation peut également être la manifestation d’une maladie, ou la conséquence d’un alitement prolongé ou d’une prise de médicament.

Différentes mesures permettent de prévenir ou d’atténuer la constipation. La première est de consommer des aliments riches en fibres. S’il est essentiel de boire régulièrement pendant la journée, beaucoup d’eau n’a pas d’effet sur le transit. En plus, pratiquer une activité physique régulière aide à stimuler les fonctions motrices du côlon.

Vous aimez cet article ?
L'auteur
La Rédaction

La Rédaction

Rédacteur

commentaires