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Cancer du sein : Une jeune australienne dévoile son corps meurtri pour raconter son histoire

Rédigé par , le 03 March 2014 à 14h01

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L'australienne Beth Whaanga dans l'un de ses clichés. La jeune femme a subit un nombre important d'opération pour s'en sortir vivante mais pas vraiment indemne.

L'australienne Beth Whaanga dans l'un de ses clichés. La jeune femme a subit un nombre important d'opération pour s'en sortir vivante mais pas vraiment indemne.

« Chaque jour, nous croisons des gens. Ces personnes semblent normales, mais parfois, en dessous de leurs vêtements, leurs corps racontent une autre histoire.» Beth Whaanga

La réalité du cancer du sein

Beth Whaanga, une jeune australienne de 33 ans qui a survécu au cancer du sein émeut la toile depuis plusieurs jours maintenant. En effet, cette mère de quatre enfants a décidé de prendre une série de clichés mettant en scène son corps meurtri par les multiples opérations et la chimiothérapie afin de montrer au monde les dégâts engendrés par un cancer sur le corps humain et notamment celui d’une femme.

La photo a fait le tour des réseaux sociaux

Alors qu’elle venait de fêter ses 32 ans, Beth Whaanga se voit diagnostiquée un cancer du sein. Les médecins ont par ailleurs découvert qu’elle possédait le gène BRCA2, susceptible d’encourager le développement de ce type de cancer.  Sa vie bascule du jour au lendemain, enchainant les phases de chimiothérapie, une double mastectomie (ablation chirurgicale des seins), une reconstruction mammaire ainsi qu’une hystérectomie (enlèvement total ou partiel de l’utérus) et une lymphadénectomie (ablation de certains ganglions lymphatiques), mais elle survit. Meurtrie physiquement, blessée psychologiquement, la jeune infirmière qui a alors changé totalement d’anatomie, fini par accepter l’issue de son combat avec la maladie.

"Under the Red Dress"

Quel courage ne fallut-il pas à cette jeune infirmière pour surmonter l’insurmontable, ce qui a changé chez elle, elle l’accepte. Beth Whaanga décide même d’en faire son combat. Avec son amie photographe Nadia Masot, elle réalise une série de clichés, intitulée « Under the red dress » (Sous la robe rouge, le titre étant inspiré de la première photo de la série), qu’elle publie ensuite sur Facebook. Après cette première photo, Beth Whaanga se montre totalement nue dans une série de photos en noir et blanc, à la fois sobres et choquantes. Sur chacune d’elle, des annotations rappellent les conséquences de sa maladie. « Le but de ce projet est de sensibiliser l’opinion publique au cancer du sein. Si ces images vous heurtent, vous pouvez les cacher pour qu’elles n’apparaissent pas dans votre fil.» Laisse-t-elle en commentaire avec sa publication.

Une réalité qui peut faire fuir

L’australienne qui avait pourtant prévenu de la brutalité de ses clichés a perdu une centaine d’amis à la suite de la première publication, choqués par la réalité qui s’offrait à eux. Elle a reçu en retour le soutien de plusieurs milliers de personnes sur la page Facebook de son projet. « Des gens ont tenté d’enlever les photos de Facebook. En aucune façon, ce n’est pornographique. Cela représente la vérité sur le cancer » explique sa sœur. Le plus grand réseau social du monde qui a pour politique de supprimer toutes les photos montrant un corps dénudé semble avoir choisi cette fois de ne pas censurer ces clichés. Beth Whaanga aurait même obtenu du groupe américain l’assurance que les photos ne seraient pas supprimées.

Rompant avec cette tradition de censure, Facebook soutient la démarche de la jeune femme qui souhaite réunir un maximum de personnes autour de son projet. « Nadia Masot et moi-même cherchons d’autres participants pour ce projet destiné à monter que chacun peut être frappé par le cancer. Les vieux comme les jeunes, car l’âge ne signifie rien. Pratiquer l’autopalpation est vitale. À vous aussi cela peut arriver » conclue la jeune femme.

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L'auteur
Alexis Van Wittenberghe

Bio

Alexis Van Wittenberghe est un jeune journaliste qui étudie à l'ISFJ qui s'est spécialisé dans l'actualité de la recherche médicale.Voir plus

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