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La phobie d’une génération : rester loin de son téléphone

Rédigé par , le 29 January 2015 à 11h37

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iPhone Addiction Phobie

Fléau des générations Y et Z, l’addiction au téléphone handicaperait, selon une étude américaine, les facultés de réflexion. Cette phobie a même son propre nom : la nomophobie, ou la peur d’être éloigné de son téléphone ! Selon une étude parue dans le Journal of Computer-Mediated Communication, être loin de son téléphone baisserait, en effet, les performances cognitives.

« Jamais sans mon téléphone »

Existe-t-il une génération de Socials Addict (c’est-à-dire l’éloignement social lié à la dépendance au téléphone) ? Aujourd’hui, nous savons que les jeunes entre 18 et 24 ans passent 4 heures par jour sur leur smartphone dont 94 minutes à envoyer et lire des sms, 48 minutes à envoyer des mails et 33 minutes à téléphoner. Alors, sommes-nous pour autant des accros du portable ?

Les chercheurs américains responsables de cette étude, se sont penchés sur 208 étudiants en premier cycle de journalisme afin d’analyser leur réaction face à des distractions causées par le téléphone : les applications de journaux, les jeux ou les réseaux sociaux. Parmi ces 208 étudiants, 41 utilisateurs d’iPhone ont accepté de participer à un test plus approfondi. Les chercheurs ont donné deux grilles différentes de mots mêlés grâce à un générateur en ligne de puzzle aux étudiants, ces derniers devaient remplir la carte des États-Unis en donnant les noms des 50 états. Ils ont dû effectuer cette tâche deux fois : la première avec leur téléphone sur eux en silencieux, la seconde avec leur téléphone à l’autre bout de la pièce en train de sonner.

Les chercheurs ont remarqué que le niveau d’anxiété dû au questionnaire, la tension artérielle, le rythme cardiaque ainsi que le mal-être augmentaient singulièrement lorsque l’iPhone était éloigné. Les performances cognitives de la grille remplie lorsque le téléphone n’était pas en présence du sujet étaient inférieures à l’autre grille. Une participante aurait même abandonné le remplissage du questionnaire pour aller répondre à son iPhone ! Selon les chercheurs, ce phénomène serait le résultat de « l’activation du système motivationnel aversif » c’est-à-dire l’envie de fuir ou de se dérober face à quelque chose qui nous procure un certain mal-être.

La sur communication, le fléau de la sociabilisation

Source : Fotolia.com© gpointstudio

No mobile phobie, ou déconcentration ?

La nomophobie, qui est le diminutif de « no mobile phobie » est-elle vraiment la cause de ces résultats où est-ce juste dû à la déconcentration ? Les chercheurs restent prudents. En effet, la population analysée était peu nombreuse et homogène puisque les participants venaient tous de la même branche universitaire. Pour être vraiment sûr de l’existence de cette phobie, il faudrait mesurer l’état émotionnel par le biais d’une électromyographie faciale qui permet de vérifier l’activation du système motivationnel aversif. En bref, analyser le comportement involontaire du sujet plutôt que celui qu’il voudrait transmettre.

De plus, l’étude s’est basée uniquement sur des produits de la marque Apple, il faudrait effectuer les mêmes tests sur d’autres téléphones et d’autres appareils électroniques.

Socials Addict : une nouvelle génération ?

La situation s’est tellement généralisée qu’il existerait même des camps de vacances pour les Socials Addict afin de contrôler leur dépendance au smartphone. Quoiqu’il en soit, si vous aussi votre portable altère vos performances cognitives comme Nabilla « Mon portable c’est comme mon string je l’ai toujours sur moi », et que vous êtes fana de selfies, vous pouvez investir dans un noPhone : un faux téléphone qui fait de faux selfies. Aux grands maux, les grands remèdes !

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L'auteur
Charlotte Canonne

Charlotte Canonne

Rédactrice

Bio

Passionnée de journalisme et de littérature Charlotte a rejoint le journal d'Allo-Médecins en janvier 2015.Voir plus

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