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La paralysie transitoire durant le sommeil paradoxal

Rédigé par , le 19 December 2016 à 12h03

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Les troubles du comportement en sommeil paradoxal se manifestent par des mouvements inhabituels durant les rêves.

Les troubles du comportement en sommeil paradoxal se manifestent par des mouvements inhabituels durant les rêves.

Succédant au sommeil lent, le sommeil paradoxal correspond au deuxième stade du sommeil et est caractérisé par une activité cérébrale intense. Pendant cette période, le cerveau inhibe le système moteur pour rendre la personne immobile même s’il fait des rêves. Cette paralysie est transitoire et provoquée par certains neurones. 

Comprendre le trouble du comportement en sommeil paradoxal

Cette découverte est attribuée à une équipe de scientifiques CNRS du Centre de recherche en neurosciences de Lyon souhaitant en savoir plus sur le trouble du comportement en sommeil paradoxal. Cette pathologie se manifeste par des mouvements anormaux et des agitations au cours du sommeil paradoxal. Autrement dit, les patients souffrent d’une absence de paralysie corporelle.

Les chercheurs ont ainsi mené des recherches sur des rats et ont identifié comme responsable une population particulière de neurones dans le cerveau. Ce sont les neurones du noyau sub-latérodorsal. Ces derniers communiquent entre eux en sécrétant du glutamate. En bloquant la libération de ce neurotransmetteur excitateur, ils ont alors déconnecté les neurones du circuit cérébral contrôlant la paralysie corporelle.

Par ailleurs, les tests pratiqués ont permis de mettre en évidence que les rats passent aussi par la phase de sommeil paradoxal. Ces animaux ont continué à dormir profondément même sans la moindre activité de ce réseau neuronal mais n’étaient plus paralysés. Etrangement, ils ont présenté des symptômes similaires à ceux du trouble du comportement en sommeil paradoxal.

Approfondir les connaissances sur les maladies neurodégénératives

Selon les auteurs de cette étude, les résultats démontrent que les neurones à glutamate jouent un rôle essentiel dans la paralysie transitoire du corps durant le sommeil paradoxal. De même, ils en déduisent que ces neurones constituent les principales cibles chez les patients souffrant de trouble du comportement en sommeil paradoxal. Cette pathologie neurologique se déclare en général après 50 ans.

Pour cette équipe de chercheurs, cette étude devrait également aider à mieux appréhender des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Plusieurs travaux de recherche clinique récents ont en effet révélé que les malades du trouble du comportement en sommeil paradoxal présentent systématiquement, en moyenne après dix ans, les symptômes moteurs de cette pathologie.

Cependant, cette découverte met à mal une théorie validée par l’ensemble de la communauté scientifique depuis plus de 50 ans. Celle-ci stipule que ces neurones à glutamate génèrent le sommeil paradoxal. Les résultats de l’étude balaient cette hypothèse. Le prochain objectif des scientifiques est le développement d’un modèle animal permettant d’étudier le processus de dégénérescence neuronale de ces maladies. 

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La Rédaction

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