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Matinale Doctors 2.0 : la technologie au service de la prévention médicale

Rédigé par , le 19 novembre 2014 à 17h42

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La page d'accueil du site de Doctors 2.0 & You

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Le congrès Doctors 2.0, qui aura lieu en juin, a organisé en cette matinée du mercredi 19 novembre, une matinale centrée sur les questions de prévention 2.0. Un petit préambule pour présenter comment, et à quels niveaux, la technologie peut aider au développement de la prévention dans le secteur médical. 

Organisée autour d'une série d'interventions de différents acteurs du monde de la santé digitale, cette matinale était axée sur plusieurs thèmes : les réseaux sociaux, les objets connectés, les applications aux maladies chroniques et l'innovation dans le monde de la santé.

Un processus compliqué à mettre en place

Comme l'a annoncé Denise Silber, fondatrice de Doctors 2.0, en ouverture de la conférence, la prévention est un procédé difficile à mettre en place au sein du monde médical. En effet, le système de santé est organisé autour du curatif (on soigne) et du pilier qu'est la consultation médicale. Ainsi, on se soigne uniquement une fois que le problème est installé, ce qui est à l'antipode de la prévention, qui cherche à anticiper et à enrayer l'apparition du problème. Or, il semblerait que le système médical ne soit pas prêt à faire de la prévention de problèmes futurs une priorité quand d'autres existent déjà.

De plus, comme l'explique Céline Soubranne d'AXA Prévention (partenaire principal de l'événement), les campagnes de prévention menées par le groupe ont toujours eu un plus fort potentiel incitatif que décisif. Autrement dit, suite à la réception d'un message de prévention, la majorité des personnes va relayer le message afin de sensibiliser ses proches, mais va moins souvent changer ses propres habitudes.

Pour tenter de marquer les esprits, certains réussissent à faire le buzz. L'AMFE (Association Maladies Foie Enfants), a repris le concept de la minute blonde pour sensibiliser aux maladies du foie chez l'enfant (1 enfant qui né par jour en est victime). AXA a également choisi le ton de l'humour pour sensibiliser sur les problèmes de la malnutrition et du diabète de type 2.

L'enjeu du quantified self : une nouvelle manière de prévenir et de prendre conscience des risques ?

Le développement d'objets connectés (vêtements et accessoires), d'applications et de plateformes diverses recoupant ces données pourrait être un début de solution à ces questions de prévention. Le premier but de ces outils est de permettre aux utilisateurs d'amorcer un changement de leurs comportements et habitudes. Ces objets, liés à des applications, permettent de suivre en continu l'évolution de différentes variables telles que le poids, l'activité physique, les habitudes alimentaires,... mais aussi des variables plus spécifiques comme le diabète, le cholestérol, la fréquence cardiaque, etc. C'est ce que l'on appelle le self-tracking (auto-mesure), qui peut permettre, comme le raconte Béate Bartès, une intervenante, de se reprendre en main, grâce à un suivi quotidien de différents paramètres de santé.

                                                                                   L'affiche de la Matinale Doctors 2.0

Le tensiomètre est ainsi reconnu aujourd'hui, dans le milieu médical, comme le moyen le plus sûr de se suivre soi-même au quotidien. Cependant, les données en elles-mêmes n'ont pas forcément de sens, et c'est pourquoi de nombreuses applications, très spécifiques se développent.

Des applications et objets sur mesure

Arthrocoach.com, développé par les laboratoires Expanscience (partenaire de l'événement) vise à créer un coaching sur mesure pour les personnes atteintes d'arthrose. Axé autour de l'activite physique et de la nutrition, le programme se divise en 12 étapes réunies en 3 cycles (abandonner ses anciennes habitudes, en adopter de nouvelles et les pérenniser). Lancé fin août 2014, le programme s'adresse aux malades mais également aux médecins, kinésithérapeutes et pharmaciens à travers des fiches d'information. Des bilans et des quiz sont proposés aux membres, ainsi que des cadeaux si ceux-ci atteignent leurs objectifs.

C'est dans cette même optique du sur-mesure que la start-up Smart Santé a développé Cardiosens, afin de sensibiliser aux risques cardiovasculaires (1ère cause de handicap via l'AVC et 1ère cause de décès chez les femmes). Cette application web vise à aider les personnes à adopter une bonne hygiène de vie et propose également un suivi du risque cardiovasculaire, en fonction des données qui ont été entrées.

Enfin, UmanLife propose un agrégateur de données de santé, permettant la création d'un carnet de santé digital. Un algorithme a été mis en place afin de « profiler » les utilisateurs et leur offrir du coaching et des conseils personnalisés. La majorité des objets connectés présents sur le marché aujourd'hui peuvent être connectés à cette application.

L'avenir de la prévention : entre innovation et juridique

Le corps médical est assez mitigé face à ces nouveaux supports, mais comme UmanLife l'a rappelé, ces outils ne cherchent pas à se substituer aux médecins ou à faire de la télémédecine. Ils doivent être utilisés en tant que compléments d'une vie saine et suivis par des personnes compétentes.

L'innovation va toujours plus loin et, en faisant avancer la science, elle facilite aussi le quotidien des malades. On peut le voir avec Feet Me, une semelle connectée, qui vient en aide aux personnes diabétiques, dont 20 % ne sentent plus leurs pieds, ce qui mène trop souvent a des amputations (une amputation toutes les 20 secondes dans le monde).

                                                          La technologie au service de la prévention : déjà une réalité ?

La question, épineuse, des données a bien sûr été abordée par Me Nathalie Beslay. Elle a ainsi reprécisé la position de la CNIL, qui impose une sécurisation sérieuse des données, notamment par des niveaux d'authentification des membres de ces sites très élevés.

Il ressort de cette conférence que, comme le déclarait le Dr Guillaume Marchand dans son intervention, la génération d'aujourd'hui, qui constituera les vieux de demain, est connectée, et c'est là que réside tout l'enjeu de la prévention 2.0 de nos jours. 

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L'auteur
Laure Hanggi

Laure Hanggi

Rédactrice

Bio

Etudiante en histoire passionnée d'actualité en général et notamment des questions de santé moderne, en tant qu'enjeux de société. Voir plus

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