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Démotivation pour faire du sport, le cerveau en cause

Rédigé par , le 06 janvier 2017 à 10h40

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Malgré les bonnes résolutions de la nouvelle année, il est parfois difficile de rester régulier dans la pratique d'un sport.

Malgré les bonnes résolutions de la nouvelle année, il est parfois difficile de rester régulier dans la pratique d'un sport.

Faire plus d’activités physiques et sportives figure toujours parmi les bonnes résolutions pour la nouvelle année. Cependant, il est souvent difficile de rester motivé sur le long terme. Selon une récente étude publiée dans Cell Metabolism, ce manque de motivation serait consécutif à une altération des récepteurs de la dopamine. 

L’excès pondéral favorise la démotivation et la sédentarité

L’excès pondéral ne facilite pas les mouvements corporels et peut même s’avérer invalidant dans certains cas. Il augmente notamment les risques de pathologies telles que le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Les travaux de recherche menés par Alexxai Kravitz, neuroscientifique au NIH à Bethesda, apportent plus de précisions sur les liens entre l’obésité et l’inactivité physique.

Avant de s’intéresser à l’obésité, Alexxai Kravitz a réalisé des recherches sur la maladie de Parkinson. Il a observé des similitudes frappantes entre les comportements des souris obèses et des souris malades du Parkinson. Cette pathologie neurodégénérative se caractérise par la destruction des neurones à dopamine. Un dysfonctionnement des récepteurs de la dopamine est aussi constaté chez les souris obèses.

La dopamine est un neurotransmetteur associé au circuit de la récompense mais également du plaisir et de la motivation. Une réduction de ses niveaux engendre inévitablement une baisse de la motivation pour les efforts physiques, ce qui incite à rester dans la sédentarité. Cela peut même entrainer la fatigue et des comportements addictifs.

L’inactivité physique constitue une conséquence de l’obésité

Afin d’aboutir à leur conclusion, le Dr Alexxai Kravitz et son équipe de chercheurs ont mené une série d’expériences sur deux groupes de rongeurs. Le premier groupe a été nourri pendant 18 semaines avec des aliments gras tandis que le second a servi de groupe témoin. A partir de la deuxième semaine, les rongeurs du premier groupe ont commencé à grossir et à faire moins d’activité physique.

Ils se sont ensuite intéressés au mécanisme cérébral à l’origine de l’inactivité physique chez les souris nourries au régime riche en graisses. Ils ont constaté que ces dernières présentent un déficit de la fixation sur le récepteur D2 de la dopamine au niveau du striatum. Des recherches approfondies ont mis en évidence que cette altération réduit l’activité physique.

Néanmoins, d’autres scientifiques ne partagent pas le même avis. A titre d’exemple, le Pr Dylan Thompson de l’Université de Bath critique l’impossibilité de mesurer l’impact d’une variation du niveau d’activité physique sur le bilan énergétique. Par ailleurs, les auteurs ont signalé des résultats contrastés avec d’autres modèles de rongeurs. 

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