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Des stimulants avant les examens, des risques pour la santé

Rédigé par , le 11 juin 2018 à 10h01

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Lycéens, stimulants et examens.

Lycéens, stimulants et examens.

Selon une enquête de l’OFDT ou Office français des drogues et de la toxicomanie, un lycéen sur six a déjà pris des stimulants pour passer les examens. Les résultats révèlent une habitude loin d’être anodine. Les produits sont hétérogènes comme des compléments alimentaires, des médicaments et des dérivés d’amphétamine.

Les garçons beaucoup moins touchés par le problème que les filles

Menée sur plus de 6 600 élèves, cette enquête a montré que les garçons sont moins concernés que les filles par le problème. Entre la seconde et la terminale, seulement 10% d’entre eux ont eu recours à la consommation de stimulants pour réviser et passer les examens. Par contre, ce taux passe à 20% chez les lycéennes.

Cet important écart s’explique par un plus grand investissement des filles au niveau scolaire d’après Eric Janssen, chargé d’étude à l’OFDT et coauteur du rapport. Cela implique qu’elles sont plus exposées à la pression des résultats que les garçons, ce qui génère souvent du stress et de l’angoisse. Au fil du temps, cela les pousse à consommer des stimulants.

En général, les stimulants sont des produits licites détournés de leur usage initial. Les élèves les utilisent pour lutter contre la fatigue ainsi que pour améliorer la concentration et la mémoire. En d’autres termes, ils cherchent à optimiser leurs performances physiques et intellectuelles. La consommation de ces différentes substances est plus élevée en terminale qu’en seconde et en première.

Des risques variables en fonction du type de substance consommée

Prendre des stimulants pour réviser et passer les examens n’est pas sans danger pour la santé. Toutefois, les risques dépendent du produit consommé par l’élève. Selon le Dr Laurent Karila, psychiatre à l’Hôpital Paul Brousse (AP-HP) et auteur de « Tous addicts, et après », les effets ne sont pas les mêmes que s’il consommait de la vitamine C ou un psychostimulant.

A titre d’exemple, les molécules pour le traitement de la narcolepsie comme le Modafinil, et les dérivés d’amphétamines comme la Ritaline, sont susceptibles de provoquer à court terme une incapacité à se concentrer et des troubles du rythme cardiaque. La consommation de ces produits donne à l’élève un sentiment de puissance. Il pense ainsi être en mesure de résoudre ses problèmes.

Une telle habitude le rend dépendant et le pousse à croire qu’il est incapable de surmonter les épreuves sans l’aide de ces stimulants. Pourtant, il lui est possible d’augmenter ses capacités, tant physiques qu’intellectuelles, sans prendre ces substances. Il suffit de trouver un équilibre entre motivation et stress, et d’éliminer les pensées parasites.

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