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VIH, vers la fin du cache-cache avec le système immunitaire

Rédigé par , le 20 mars 2017 à 12h25

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Grâce à l'identification d'un marqueur, on peut désormais savoir où se cache le VIH

Grâce à l'identification d'un marqueur, on peut désormais savoir où se cache le VIH

Le VIH ou virus de l’immunodéficience humaine cible en particulier le système immunitaire. Il rend quasiment impuissants les systèmes de surveillance et de défense de l’organisme. En dépit de la trithérapie, il est impossible de l’éliminer totalement à cause de sa capacité à rester caché dans les cellules réservoirs. 

Différenciation des cellules dormantes infectées par le virus

Etre séropositif à l’heure actuelle est synonyme de porteur à vie du VIH. Le virus possède un formidable mécanisme de défense qui ne permet pas aux traitements de guérir complètement les patients. Il infecte des cellules et s’y camoufle pour échapper au système immunitaire en opérant une mutation génétique. Ainsi, le virus n’est plus reconnu par les lymphocytes T et se met en latence.

Autrement dit, le VIH joue à une partie de cache-cache avec le système immunitaire. Grâce à ces cellules dormantes infectées dites cellules réservoirs, le virus échappe tout bonnement aux réponses immunitaires et aux thérapies. Dès qu’un patient arrête les traitements, le mécanisme de réplication du VIH est réactivé et la maladie progresse de nouveau.

Récemment, une vaste équipe de chercheurs de l’ANRS ou agence nationale de recherche sur le SIDA a réussi à détecter ces cellules dormantes infectées. Ils ont identifié un marqueur qui permet de déceler les cellules réservoirs et de les différencier des cellules saines. Néanmoins, cela ne représente que la moitié du chemin vers une guérison totale.

Réactivation de l’instinct de tueur du système immunitaire

Les résultats des recherches menées par les chercheurs de l’ANRS sont essentiels. Grâce à ce marqueur, protéine appelée CD32a présente uniquement à la surface des cellules infectées, il est désormais facile d’identifier ces cellules réservoirs. Cela ouvre de nouvelles perspectives dans l’élaboration de stratégies thérapeutiques permettant enfin d’éliminer totalement le virus et de guérir les malades du SIDA.

Cette découverte n’est toutefois pas tout à fait nouvelle. En 2015, des chercheurs de la Johns Hopkins University School of Medecine de Baltimore ont déjà découvert que le VIH possède cette capacité de se cacher en altérant volontairement sa structure génétique. L’équipe dirigée par Robert Siliciano a également observé que le virus en conserve une partie non altérée après la mutation.

Les chercheurs ont ensuite tenté d’entrainer in vitro des lymphocytes T à identifier et éliminer les cellules infectées. Au cours de l’expérience, ils ont ainsi constaté que ces cellules tueuses ont réussi à détruire 61% des cellules infectées dont le virus n’a pas encore muté et seulement 23% des cellules infectées dont le virus a déjà muté. 

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