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Bronchite du fumeur, les femmes plus vulnérables

Rédigé par , le 13 novembre 2017 à 11h38

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Les femmes sont particulièrement concernées par la bronchite chronique du fumeur

Les femmes sont particulièrement concernées par la bronchite chronique du fumeur

Le tabagisme constitue la principale cause de la broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO. Association d’une bronchite chronique et d’un emphysème pulmonaire, elle induit une insuffisance respiratoire chez les patients. Longtemps associée aux hommes d’âge mûr et gros fumeurs, la pathologie affecte aussi désormais les femmes et les plus jeunes. 

Les femmes plus sensibles au développement précoce de la maladie

Egalement appelée bronchite du fumeur, la BPCO est une maladie grave mais sous-estimée la plupart du temps. D’ailleurs, elle est classée au troisième rang des grandes causes de mortalité dans les pays occidentaux. Dans l’Hexagone, plus de 3,5 millions de personnes sont touchées par cette pathologie. Dans 80% des cas, elle résulte de la destruction progressive des alvéoles pulmonaires par le tabac.

Un fumeur sur trois souffre actuellement d’une BPCO. Toutefois, d’autres facteurs tels que l’exposition à la pollution de l’air, favorisent la survenue de cette maladie. Selon le Dr Anne Prudhomme, Pneumologue au CHU de Tarbes, les femmes sont plus vulnérables. A nombre égal de cigarettes, le risque de développer cette pathologie est plus élevé.

En outre, les symptômes d’une BPCO sont beaucoup plus sévères chez les femmes que chez les hommes. A un même stade de la maladie, elles auront plus de toux et d’expectorations et éprouveront plus d’essoufflement et de fatigue. Plusieurs explications sont avancées par les spécialistes comme des bronches de plus petite taille et un système respiratoire plus sensible.

Un diagnostic plus tardif et une mortalité plus importante

Sur les deux dernières décennies, la BPCO s’est féminisée et rajeunie. Le nombre d’hommes et de femmes malades est quasiment identique. Pour cause, les femmes fument autant que les hommes. A l’heure actuelle, plus de 30% des femmes de 15 à 75 ans sont des fumeuses. 40% d’entre elles sont âgées de moins de 17 ans.

Malgré la féminisation massive du comportement tabagique, le diagnostic de la BPO est plus tardif chez les femmes. En effet, la vision anachronique associant cette maladie aux hommes persiste toujours, même chez les médecins généralistes. Ainsi, ces derniers ont tendance à orienter leur diagnostic vers l’asthme pour une femme qui consulte pour une gêne respiratoire et une toux à répétition.

Comme le risque de développement précoce de la BPCO est plus important chez les femmes alors que la pathologie reste sous-diagnostiquée, la mortalité est beaucoup plus élevée chez la gent féminine. Pourtant, tout retard de diagnostic est préjudiciable. Les patientes perdent leur capacité respiratoire de manière progressive mais irrémédiable. L’arrêt du tabac représente un moyen simple d’endiguer sa progression.

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