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Chirurgie de l’obésité, vers un grand ménage

Rédigé par , le 09 octobre 2019 à 12h03

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Un contrôle plus strict des actes de chirurgie de l'obésité est nécessaire pour éviter les abus.

Un contrôle plus strict des actes de chirurgie de l'obésité est nécessaire pour éviter les abus.

Ces dernières décennies, l’obésité est devenue un grave problème de santé publique mondial. Que ce soit dans les pays développés ou dans les pays à faible revenu, son incidence continue sans cesse d’augmenter. La chirurgie bariatrique constitue la solution ultime. Néanmoins, elle n’est pas indiquée à tous les patients.

Des opérations inutiles dans trop d’établissements

La chirurgie bariatrique, aussi appelée chirurgie de l’obésité, est une opération qui consiste à modifier le système digestif de patient atteint d’obésité sévère qui correspond à un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 40. Le but est de réduire l’absorption des aliments pour diminuer l’efficacité de la digestion. Elle utilise deux techniques, l’anneau gastrique et le by-pass gastrique.

Outre le critère d’IMC, d’autres conditions sont à remplir pour être éligible. Un patient peut prétendre à la chirurgie bariatrique s’il a échoué à perdre suffisamment de poids pendant plus de six mois en suivant un traitement pluridisciplinaire. De même, il ne doit pas présenter des risques opératoires importants susceptibles de mettre sa vie en danger.

En France, la chirurgie bariatrique s’est fortement développée depuis les années 1990. Malgré les efforts de l’Assurance maladie pour limiter les excès, le nombre des opérations réalisées a augmenté de 300 % de 2001 à 2015. L’Hexagone présente un taux de chirurgie plus élevé que l’Allemagne et les Etats-Unis, des pays avec une prévalence de l’obésité supérieure.

Un seuil minimum d’activité pour les établissements

Tout récemment, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a affirmé son intention de mieux réguler la chirurgie bariatrique. Une annonce logique compte tenu de sa volonté de toujours placer les patients au centre d’un parcours de soins optimisé. Dans cette perspective, un seuil d’activité minimal sera défini pour choisir les établissements habilités à pratiquer ces opérations dans le futur.

Actuellement, plus de 500 établissements proposent la chirurgie de l’obésité à leurs patients. Entre 50 et 60 % d’entre eux risquent de se voir refuser l’autorisation délivrée par les Agences régionale de santé. Ils font moins de 50 interventions par an. Le seuil minimum d’activité, 50 ou 100 opérations annuelles, entrera en vigueur dès 2020.

En plus de cette limitation du nombre des établissements autorisés à pratiquer la chirurgie de l’obésité, Agnès Buzyn prévoit le renforcement du rôle des 37 CSO ou Centres spécialisés de l’obésité. Par ailleurs, une évaluation des dossiers des candidats à la chirurgie bariatrique par une réunion de concertation pluridisciplinaire sera instaurée prochainement pour une nouvelle règle de l’organisation des soins.

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