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L’impact des inégalités sociales sur le développement du cerveau

Rédigé par , le 24 juillet 2015 à 12h50

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Le développement du cerveau est altéré par les faibles revenus parentaux

Le développement du cerveau est altéré par les faibles revenus parentaux

Les enfants des familles défavorisées auraient-ils plus de difficultés que les autres à cause de changements structurels dans le cerveau ? C’est ce que révèle une étude de l’University of Wisconsin-Madison (États-Unis). Selon les chercheurs, le faible revenu d’une famille aurait un impact direct sur le développement du cerveau des enfants et cela expliquerait leurs difficultés scolaires. 

Faibles revenus : des conséquences sur le développement du cerveau de l’enfant ?

Avoir certaines difficultés scolaires pourrait découler des revenus parentaux. C’est ce qu’affirme une étude menée par des chercheurs de l’University of Wisconsin-Madison et publiée dans le Journal JAMA pediatrics.

Pour mener leur étude, les chercheurs ont analysé 823 clichés réalisés par IRM (Imagerie par résonnance magnétique) de près de 389 enfants et adolescents âgés de 4 à 22 ans entre novembre 2001 et août 2007. Les sujets ont été sélectionnés selon une variété de facteurs supposés affecter le développement du cerveau de manière négative. « Avec les données recueillies, nous avons démontré que les enfants des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté fédéral présentaient un développement structural atypique de plusieurs zones du cerveau, dont la matière grise, le lobe frontal, le lobe temporal et l’hippocampe » affirment les chercheurs.

Le stress, la mal-nutrition et le manque de stimulation seraient les principaux facteurs

Les résultats de l’étude ont révélé que les volumes régionaux de la matière grise de ces enfants étaient entre 8 et 10 % en dessous de la moyenne. Les chercheurs ont également fait passer des tests aux enfants et ces derniers auraient présenté des résultats avec 4 à 7 points de moins que d’autres enfants de classe sociale plus aisée. Il faut savoir que l’hippocampe possède un rôle primordial dans le processus de mémorisation.

« Notre travail suggère que les structures cérébrales spécifiques de l’apprentissage sont vulnérables aux conditions environnementales de la pauvreté, tels que le stress, le manque de stimulation et des problèmes de nutrition ». Si ces facteurs sociaux rentrent vraiment en compte dans le développement du cerveau tel que l’affirment les chercheurs, la réussite scolaire des enfants seraient définie et influencée dès le début de l’apprentissage.

En espérant que cette étude débouche sur des initiatives concrètes concernant la politique publique pour réduire les disparités entre les familles. La pauvreté ne devrait pas influencer le processus cognitif de l’enfant, ni sa réussite scolaire.  

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L'auteur
Charlotte Canonne

Charlotte Canonne

Rédactrice

Bio

Passionnée de journalisme et de littérature Charlotte a rejoint le journal d'Allo-Médecins en janvier 2015.Voir plus

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