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Une nouvelle drogue envahit les cours de récréation

Rédigé par , le 18 décembre 2014 à 12h51

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Un enfant confronté au problème de la drogue.

Un enfant confronté au problème de la drogue.

Le site Slate est revenu aujourd'hui sur l'utilisation de plus en plus répandue, par de jeunes adolescents, de médicaments antitussifs pour se « défoncer ». Une nouvelle drogue qui a déjà fait des victimes dans les cours de récré.

De la drogue disponible en pharmacie ?

Le dextrométhorphane (DMX), un dérivé de la morphine utilisé dans des médicaments contre la toux, connaît une percée inquiétante dans les cours de récréations, de l'école primaire au lycée. Son usage est en effet de plus en plus détourné de manière dangereuse par les enfants et adolescents qui l'utilisent pour se « défoncer » ou "planer". 

Cela s'explique par la proximité des effets du DMX avec ceux d'autres drogues, plus dures, plus chères et plus difficiles à trouver : impression de planer, douce euphorie s'accompagnant de désinhibition et des hallucinations visuelles et auditives.

Or, la prise excessive de ces antitussifs peut conduire à une hospitalisation d'urgence, cette consommation pouvant entraîner une dépression respiratoire, des troubles cardiaques, voire un coma. Le nombre d'hospitalisations dues à une prise excessive de ces antitussifs accuse d'ailleurs une forte hausse depuis quelques années.

C'est suite à ce constat, loin d'être inédit, que l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a émis une mise en garde fin novembre. Cela fait suite aux signalements de pharmaciens des demandes en DMX de plus en plus importantes par des adolescents en pharmacie.

Une bouteille de sirop toux  - Fotolia.com ? Anton Gepolov

Un véritable problème de santé publique

L'ANSM appelle toutes les personnes travaillant en contact avec des enfants à rester vigilants. Car le nombre d'hospitalisations ne cesse d'augmenter. Si entre 2003 et 2008, 12 cas d'usage détourné, dont un décès, ont été recensés avec une moyenne d'âge de 30,5 ans, 39 cas ont été signalés entre 2009 et 2013, avec une moyenne d'âge beaucoup plus basse de 21,4 ans. Les chiffres officiels sont pourtant loin de recouvrir la réalité de cette consommation.

Des préconisations ont donc été émises par l'ANSM pour tenter de limiter les risques : en cas de doute, les pharmaciens ne doivent pas vendre plus d'une seule boîte d'antitussif et placer ces médicaments derrière leur comptoir. Des moyens, qui comme le remarque Slate, sont bien « dérisoires » face à la facilité d'accès de ces médicaments, qui se trouvent sous des formes très diverses (sirop, comprimé, capsule) et sous de nombreuses marques.

Il n'empêche que ce phénomène interroge et soulève de véritables questions de santé publique. Bien que le contrôle de cette consommation s'annonce compliquée, les professionnels de santé, le personnel éducatif et les parents doivent rester extrêmement attentifs pour garantir la sécurité des enfants. 

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L'auteur
Laure Hanggi

Laure Hanggi

Rédactrice

Bio

Etudiante en histoire passionnée d'actualité en général et notamment des questions de santé moderne, en tant qu'enjeux de société. Voir plus

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