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Cancer du sein : fini la mammographie, voici BreathLink, le test du souffle

Rédigé par , le 13 mars 2014 à 15h43

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Affiche officielle de la campagne pour le dépistage du cancer du sein

Affiche officielle de la campagne pour le dépistage du cancer du sein

Un nouveau système de dépistage, encore à l'étude, a été testé sur 250 femmes. Il suffit de souffler dans un tube, et six minutes plus tard, vous savez si vous avez ou non le cancer du sein. Révolutionnaire ? Les chercheurs reconnaissent que ce test est fiable à 79 % et que d'autres études sont en cours.

De plus en plus de femmes souffleront. Non, pas pour savoir si elles peuvent prendre le volant après quelques verres d'alcool, mais pour dépister le cancer du sein. Des chercheurs néerlandais et américains ont mis au point un test du souffle pour déceler en 6 minutes le cancer le plus meurtrier de la gente féminine.

Le test du souffle BreathLink fiable à 79 %

Le test du souffle, baptisé BreathLink par son inventeur, le Dr Michael Phillips, du New York Medical College est né. Il consiste à souffler dans un tube relié à une machine qui analyse en six minutes la présence de cellules cancéreuses. La machine analyse les molécules volatiles contenues dans le souffle des patientes pour voir s'il s'y trouve des biomarqueurs indiquant la présence d'une tumeur.

Une étude, réalisée sur 250 femmes, a été publiée dans la revue Plos le 5 mars dernier. Les résultats sont convaincants et présentent une précision de 79 %, soit autant que la mammographie. Attention, il ne se suffit pas à lui-même. Si la femme n'a pas de cancer, elle peut se fier aux résultats négatifs du BreathLink. En revanche, si le test du souffle annonce la présence d'une tumeur, la mammographie n'est pas une option, mais la deuxième étape du dépistage. Ils sont ainsi complémentaires, BreathLink repèrant des anomalies biochimiques et la mammographie détectant des anomalies anatomiques. 

Un pré-dépistage moins contraignant que la mammographie

Une femme sur huit est touchée au cours de sa vie par le cancer du sein. 11 900 en sont mortes en 2012 tandis que 49 000 nouveaux cas sont décelés par an rien qu'avec la mammographie. Son dépistage précoce, par autopalpation et mammographie est primordiale puisque le cancer du sein se propage particulièrement rapidement. Le problème reste que la mammographie est une expérience stressante avec l'expérience en elle-même et l'attente des résultats. Ainsi, de nombreuse femmes ne vont pas faire le dépistage régulièrement. Ce test du souffle représente alors une micro-révolution. Les médecins préviennent toutefois que cette invention est encore au stade de pure recherche expérimentale, et que la méthodologie reste bancale. Le Dr Philipps admet d'ailleurs que « ce test de dépistage doit encore être considéré comme expérimental jusqu’à ce qu’une étude de plus grande envergure soit menée ».

D'autres études doivent venir valider le BreathLink

L'aspect moins contraignant du test du souffle est un réel espoir pour faire baisser le taux de cancer du sein. Autre aspect non négligeable, ce test est moins coûteux pour l'Etat qu'une mammographie, mammographies qui seront elles-mêmes moins fréquentes grâce à la première détection du BreathLink.

Outre l'efficacité du dépistage à améliorer, il reste tout de même un hic : les scientifiques ne peuvent pas assurer que les molécules décrites dans l'étude soient spécifiques au cancer du sein. Ainsi, les femmes pourraient très bien avoir un autre cancer, ou même avoir une toute autre infection ou maladie. Les chercheurs affirment que cette possibilité reste très faible.

Des scientifiques se sont aperçus il y a déjà vingt ans que des molécules indiquant la présence d'une tumeur étaient présentes dans le souffle des femmes. Peut-être ne reste-t-il plus que quelques années, et surtout quelques études, pour mettre au point un dépistage infaillible.

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L'auteur
Anthony Laforce

Anthony Laforce

Rédacteur en chef

Bio

Anthony Laforce est le créateur du journal d'actualités santé d'Allo-Médecins et son rédacteur en chef actuel. Voir plus

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