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Plan contre les addictions 2018-2022, l’alcool épargné

Rédigé par , le 09 janvier 2019 à 09h00

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Plan contre les addictions : peu de mesures fortes liées à l'alcool.

Plan contre les addictions : peu de mesures fortes liées à l'alcool.

Après plusieurs ajournements, le gouvernement a enfin publié son plan national de lutte contre les conduites addictives pour la période de 2018 à 2022. Son objectif premier est de protéger la population, en particulier les plus jeunes. Malheureusement, ce plan ne propose aucune mesure forte contre la consommation d’alcool.

Un plan sans la moindre innovation et avec peu d’ambition

Le plan contre les addictions pour 2018-2022, dévoilé par le gouvernement, est articulé autour de six axes. Protéger dès le plus jeune âge et mieux répondre aux conséquences des addictions en font partie. Ils traduisent une volonté réelle des politiques d’améliorer la protection et les prises en charge. Cependant, les moyens proposés pour réduire la consommation d’alcool sont dérisoires.

Actuellement, 500 000 personnes sont confrontées à diverses difficultés liées à l’alcoolisme de leurs mères pendant la grossesse. En plus, 44 % des adolescents de 17 ans affirment boire cinq verres et plus en une seule occasion dans le mois. Remédier à ces problèmes ne pourrait être possible avec l’agrandissement des logos de rappel sanitaire ou le rappel de l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs.

Par ailleurs, les objectifs affichés frisent parfois le ridicule. D’une part, les pouvoirs publics autorisent dorénavant les publicités pour la bière, le vin et autres produits alcoolisés dans les espaces publics. D’autre part, ils souhaitent vouloir faire respecter les règlementations visant la réduction de l’exposition des jeunes à ces publicités.

Un plan décevant et un problème de santé publique minimisé

Après les déclarations du président de la République érigeant le vin au rang de totem national, les défenseurs de la santé publique n’attendaient pas beaucoup du plan national de lutte contre les addictions. Leur scepticisme se vérifie aujourd’hui. Ce plan n’a pas changé de braquet. Bien que le Premier ministre ait déclaré que le taux de mortalité associé à l’alcool est inacceptable, dans les faits, l’alcool est encore un problème de santé publique minimisé. En termes de toxicité, les professionnels de santé rappellent que l’éthanol constitue le danger et non le breuvage qui le contient. Qu’une personne boive 25 cl de bière à 5°, 10 cl de vin à 12° ou 3 cl de whisky à 40°, elle consomme la même quantité d’alcool.

La consommation régulière d’alcool a des conséquences sanitaires à court et long terme. Elle provoque environ 49 000 décès chaque année. De même, elle pèse sur les finances publiques. Les séjours hospitaliers coûtent plus de 2,5 milliards d’euros. Elle a également un coût social énorme, estimé à plus de 120 milliards d’euros.

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