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Trous de mémoire, des troubles souvent sans gravité

Rédigé par , le 05 April 2018 à 11h27

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Certains troubles de la mémoire sont sans gravité

Certains troubles de la mémoire sont sans gravité

Les personnes victimes de trous de mémoire s’inquiètent souvent à tort par peur du spectre de la maladie d’Alzheimer. Pourtant, ces événements font partie intégrante de la vie quotidienne. Il arrive parfois que l’esprit humain, « sur-sollicité », éprouve des difficultés à enregistrer ou à récupérer les informations stockées.

La baisse des ressources attentionnelles mise en cause

Les trous de mémoire n’ont rien d’inquiétants d’après le Pr Bruno Dubois, chef du Centre des maladies cognitives et comportementales de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris. En effet, le vieillissement normal ne modifie que très peu les capacités de stockage du cerveau humain. Par contre, cela entraine une baisse des ressources attentionnelles utilisées pour mémoriser ou retrouver les informations enregistrées auparavant.

En général, les trous de mémoire résultent de troubles attentionnels. Si un individu est moins attentif au moment de mémoriser des informations, il est logique qu’il ait du mal à les stocker. Pour cause, l’encodage ne se fait pas normalement. De plus, avec l’âge, la mémorisation demande de la concentration et de l’effort pour mobiliser les ressources attentionnelles.

Ainsi, il est normal de ne pas mémoriser ou d’oublier des informations, même courantes, dans certaines conditions. Tel est le cas si un individu est dépressif, anxieux ou juste préoccupé. De même, la prise de certains médicaments comme les benzodiazépines et le manque de sommeil sont susceptibles d’affecter les différents systèmes de mémorisation du cerveau.

Les associations mentales parmi les solutions possibles

Pour prévenir les trous de mémoire qui surviennent en particulier avec l’âge, ou réduire leur fréquence, l’apprentissage reste toujours possible. Grâce à la suractivation compensatrice, le cerveau est capable de maintenir ses performances, même en cas d’altération de sa structure. Cela a été confirmé par une étude sur la maladie d’Alzheimer, Insight-preAD, dirigée par le Pr Bruno Dubois.

Pour sa part, Sébastien Martinez, champion de France 2015 de la mémoire, recommande les associations mentales. Il assimile la mémoire à une vaste toile d’araignée qui s’agrandit avec le temps. Plus un individu est âgé, plus il possède beaucoup de souvenirs. Lier une nouvelle connaissance à d’autres plus anciennes lui permet de mieux les mémoriser. Des liens forts et nombreux rendent la mémoire puissante.

Néanmoins, si la mémoire peut connaître des hauts et des bas sans réelle gravité, plusieurs facteurs sont susceptibles de l’altérer. Outre les pathologies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer, une mauvaise hygiène de vie représente le risque numéro un. 

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