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Risque sanitaire, des pinnatoxines dans les coquillages

Rédigé par , le 07 juin 2019 à 12h06

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Risque sanitaire possible

Risque sanitaire possible

L’ANSES ou agence nationale de sécurité sanitaire a lancé le 5 juin dernier une alerte sur un possible risque sanitaire dû à la présence de pinnatoxines en concentrations élevées dans des lagunes méditerranéennes. En cas d’ingestion, ces biotoxines, produites par des micro-algues marines, sont susceptibles d’entrainer des effets neurotoxiques aigus.

Aucun cas d’intoxication chez l’homme depuis son identification

En France, les pinnatoxines ont été détectées pour la première fois dans des coquillages en 2011, plus précisément dans des moules de la lagune d’Ingril. Selon l’ANSES, les analyses faites à ce jour ont révélé des concentrations élevées de ces biotoxines chaque année durant plusieurs mois. Néanmoins, aucun cas d’intoxication chez l’homme n’a été rapporté depuis cette date.

Des études expérimentales réalisées sur des souris ont mis en évidence un risque sanitaire avéré avec des effets toxiques aigus sur le système nerveux. Une ingestion à forte dose de pinnatoxines peut même causer le décès. Suite à une demande conjointe des ministères de l’Agriculture et de la Santé, l’Agence sanitaire a défini une valeur sanitaire repère.

L’ANSES met ainsi en garde la population. Une forte concentration de pinnatoxines dans les coquillages ou une consommation élevée de coquillages contaminés, et cette valeur sanitaire repère peut être dépassée. Il est recommandé de ne pas consommer des coquillages provenant des zones contaminées. D’autres lagunes méditerranéennes, ainsi que certaines zones des côtes atlantique et corse, sont touchées par le problème.

Plusieurs recommandations pour un renforcement de la prévention

Afin de renforcer la prévention, l’ANSES a émis plusieurs recommandations à l’endroit des responsables publics, même en l’absence de cas d’intoxication chez l’homme. La première concerne la surveillance régulière des zones de production de coquillages. Il est essentiel de tenir compte de l’émergence des pinnatoxines. En plus, des études poussées sur l’exposition des consommateurs sont nécessaires pour évaluer les risques.

L’Agence sanitaire préconise aussi l’établissement d’une cartographie de l’implantation des micro-algues sur l’ensemble des zones conchylicoles des côtes métropolitaines, en particulier des lagunes méditerranéennes. Cette mesure inclut une surveillance des concentrations de ces biotoxines dans les coquillages issus de ces zones à risque. Pour l’heure, il n’existe pas encore de production destinée à la vente au grand public.

Par ailleurs, l’ANSES souligne la nécessité de sensibiliser les professionnels de santé sur les différents symptômes neurologiques associés à une ingestion de pinnatoxines chez l’homme. Toutefois, le problème ne touche pas uniquement la France. En effet, à l’étranger, le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et plusieurs autres pays européens rapportent également des cas de contamination de coquillages.

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