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Efficacité confirmée des vaccins contre les papillomavirus

Rédigé par , le 14 mai 2018 à 11h49

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Confirmation de l'efficacité des vaccins contre les papillomavirus humains

Confirmation de l'efficacité des vaccins contre les papillomavirus humains

Les papillomavirus humains sont à l’origine de lésions cutanées ou celles des muqueuses. Virus très répandus, il en existe plus de 190 types répertoriés à l’heure actuelle. Généralement bénins, certains d’entre eux peuvent provoquer des infections chroniques des muqueuses, susceptibles d’évoluer vers des lésions précancéreuses et le cas échéant, en cancer.

Réduction sensible de la survenue des lésions précancéreuses

Les papillomavirus humains sont les principaux responsables du cancer du col de l’utérus. La majorité des femmes ayant une vie sexuelle active seront contaminées sans le savoir. Pour cause, la guérison est souvent spontanée. Néanmoins, en cas d’infection persistante, il arrive que les cellules du col de l’utérus mutent. Cette mutation entraine des lésions précancéreuses, puis un cancer sans un traitement adéquat.

La vaccination constitue un moyen efficace de se protéger des papillomavirus humains. Elle est recommandée pour les jeunes filles âgées entre 11 et 14 ans. Les deux vaccins disponibles en France, Gardasil et Cervarix, permettent de réduire sensiblement les lésions précancéreuses selon la Collaboration Cochrane.

Afin d’aboutir à cette conclusion, les scientifiques ont procédé à l’analyse des données issues de 26 études sur plus de 70 000 femmes de 15 à 45 ans. Seules 1,6% des femmes vaccinées ont développé des lésions précancéreuses contre 3,4% des femmes n’ayant reçu que du placébo. Par ailleurs, l’efficacité des vaccins et la protection sont meilleures chez les femmes n’ayant pas été infectées avant leur vaccination.

Aucune augmentation des risques d’effets secondaires graves

Les vaccins contre les papillomavirus humains ont fait l’objet d’une vive polémique dans les médias. A l’origine, une jeune femme a été diagnostiquée d’une sclérose en plaque quelques semaines après avoir été vaccinée. Les symptômes ont commencé à apparaitre 15 jours après la vaccination. Deux experts judiciaires ont imputé à 50% au vaccin la survenue de la maladie chez la patiente.

Pourtant, de nombreuses études épidémiologiques menées dans les pays développés ne font état d’une hausse des risques de maladies autoimmunes dans la population vaccinée. Depuis l’introduction de ces deux vaccins contre les papillomavirus humains, les cas de sclérose en plaque ou d’autres pathologies n’ont d’ailleurs pas augmenté jusqu’ici. Les autorités sanitaires européennes n’ont pas remis en question la sécurité de cette vaccination.

Les chercheurs du réseau Cochrane confirment dans leur publication que les vaccins contre les papillomavirus humains ne comportent pas de risques de survenue d’effets secondaires graves. Cependant, des effets indésirables peuvent parfois apparaitre comme une rougeur et des démangeaisons au point d’injection, des maux de tête et un pic de fièvre.

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