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Cancer du poumon après un don d’organe d’une grosse fumeuse

Rédigé par , le 07 novembre 2018 à 11h37

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Cancer du poumon après une greffe

Cancer du poumon après une greffe

Une femme atteinte de mucoviscidose est morte d’un cancer après un don de poumons d’une fumeuse. Si les risques liés à la transplantation de tels organes restent faibles, ce cas n’est pas isolé. Une femme souffrant d’un cancer de sein a transmis sa maladie aux patients ayant reçu ses organes.

Développement du cancer du poumon au cours de la vie du donneur

Les résultats de l’étude réalisée par des médecins du CHU de Montpellier et publiés dans la revue Lung Cancer ont révélé que les poumons reçus par la patiente décédée ont été prélevés chez une grande fumeuse. Agée de 57 ans, elle fumait un paquet de cigarettes par jour depuis 30 ans selon la base de données des donneurs.

Des examens ont été pratiqués au moment du décès de la quinquagénaire suite à une mort cérébrale. Toutefois, les médecins n’ont rien décelé d’anormal. Comme le temps de latence d’un cancer du poumon est relativement long, le développement fulgurant du cancer chez la receveuse suggère que la carcinogenèse a débuté au cours de la vie de la donneuse.

Deux ans se sont écoulés entre la greffe et l’apparition de la première anomalie radiologique. Ce délai est jugé très court par les auteurs de l’étude. Le traitement immunosuppresseur de la receveuse a assurément accéléré le taux de croissance de la tumeur primaire et des métastases. Pourtant, ce traitement est essentiel pour prévenir le rejet des nouveaux poumons.

Greffes de poumons de fumeurs encore nécessaires en termes de survie

Face au manque criant de greffons sains, les poumons issus de donneurs fumeurs permettent de sauver de nombreuses vies. Faute de mieux, ces organes aident à parer au pire même si la prolongation de la durée vie est courte. Cependant, arrêter les transplantations d’organes provenant de fumeurs aurait des conséquences dramatiques. Ces derniers représentent près de 40 % des donneurs.

Une étude menée par des scientifiques de l’université de Birmingham a établi que la survie post-transplantation est de 4,9 ans en cas d’antécédent de tabagisme chez le donneur contre 6,5 ans sans antécédent. Par contre, les personnes greffées avec des poumons de fumeurs ont une survie supérieure à 21 % comparée à celle des patients refusant la transplantation.

Néanmoins, les médecins lancent un appel à plus de précautions concernant la transplantation pulmonaire provenant de fumeurs actifs ou de donneurs ayant récemment arrêté de fumer. En temps normal, pour limiter les risques de transmission d’organes infectés, les personnes ayant déjà été diagnostiquées d’un cancer ne sont pas autorisées à donner leurs organes, sauf dans de rares exceptions.

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